Des siècles avant notre ère, il ne nous reste que quelques légendes et beaucoup d’hypothèses. La région était alors occupée par un peuple celtique : les Nerviens, puis par les Romains. Bavay et Cambrai se développent et un camp militaire est installé à Famars. L’hypothèse d’un camp fortifié sur le site de Condé, au confluent de la Haine et de l’Escaut, a été avancée.

C’est en 870, au traité de Meersen que Condé est citée pour la première fois.

Après avoir remonté l’Escaut, pillant et brûlant au passage Courtrai, Tournai et Saint Amand, les Normands rencontrent l’armée du Comte de Hainaut, Régnier au long Col entre Valenciennes et Quiévrain. Ce dernier battu et fait prisonnier doit verser une rançon pour être libéré. Rien n’empêche alors les pillards de prendre Condé, et de s’y retrancher derrière une enceinte palissadée. A partir de ce camp fortifié, ils mènent, de 882 à 884, des expéditions dans toute la région.

Vers 1020, la ville est séparée en 2 seigneuries : la seigneurie de Bailleul revenant aux Condé-Bailleul-Moriamez alors que la seigneurie du château est aux Oisy-Avesnes. Ces deux seigneuries ne seront réunies qu’en 1531 par Guillaume de Roggendorf.

En 1174, le seigneur de Condé, Jacques d’Avesnes, fait assassiner l’Evêque de Cambrai. Le comte de Hainaut, Baudouin V fait raser le château pour punir ce turbulent vassal.

Le 27 avril 1478, Louis XI campe devant Condé. La muraille de pierre du XI ème siècle ne résiste guère à la puissante artillerie du roi de France. La ville est occupée un mois par les troupes royales, puis incendiée. Il ne restera que l’église et 14 maisons.

En 1528, à la demande de Charles Quint, sont élevés des boulevards d’artillerie; boulevards qui n’empêcheront pas en 1580 les huguenots de Tournai de pénétrer en ville pour se livrer au pillage de l’église, allant jusqu’à éparpiller les restes de St Wasnon patron de la cité.

Toujours défendue par ses murailles médiévales, Condé tombe en 1649 aux mains des Espagnols qui, profitant des troubles occasionnés en France par la Fronde, tentent de faire quelques conquêtes dans les Pays-Bas. Les Espagnols renforcent les défenses de la ville en 1660 et construisent une fortification bastionnée.

Le système de défense est quasiment terminé, lorsqu’en avril 1676, Louis XIV assiège la Ville. 40000 Hommes commandés par quatre maréchaux sont nécessaires pour investir Condé. En 1678, par le traité de Nimègue, Condé devient définitivement française ; des casernes sont construites, les fortifications complétées.

L’année 1793 verra de nouveau Condé assiégée, cette fois par les armées de la coalition européenne. Le général Chancel établit son quartier général au château de Bailleul et organise la défense de la ville. Après un siège de trois mois, elle tombe aux mains de l’ennemi. Elle sera libérée par Schérer le 30 août 1794. La nouvelle est rapidement connue à Paris grâce au télégraphe Chappe.

A la demande du député du Nord Gossuin, la Convention décide de donner à la ville le nom de « Nord Libre » (l’acte sera signé dans un hôtel particulier, actuel café « le Nord Libre »). En 1809, la municipalité demande que lui soit rendu son ancien nom, ce qui sera accordé par décret impérial du 8 octobre 1810.

Durant le XIX ème siècle quelques casernes et ouvrages de défense sont encore construits, mais la garnison s’amenuise. En 1901, Condé est déclassée et perd son statut de place forte militaire. Après la première guerre mondiale, en 1923, une partie des fortifications est démantelée pour faciliter le développement des usines. Libérée de l’occupation allemande par la 5ème D.B. américaine le 2 septembre 1944, Condé connaît une nouvelle période de prospérité avec le développement de l’extraction.

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