"Vaste écrin de verdure enchâssant ce joyau qu'est le château de l'Hermitage" ou lambeau de la mythique forêt charbonnière, la forêt de Bonsecours couvre 484 hectares sur la commune de Condé et 297 en Belgique, compte non tenu des enclaves privées. Elle forme ainsi le noyau du premier parc naturel transfrontalier.
Elle est divisée en deux par une percée rectiligne, la route de Bonsecours, qui permet depuis Condé d'apercevoir la silhouette ramassée de la basilique Notre-Dame dominant une colline de 63 mètres.
Dans ses parcelles aux noms parfois insolites, comme "Gilles le sot" ou "le Cerf vaillant", les essences dominantes sont le chêne pédonculé, le hêtre et le frêne. Cette forêt a connu une multitude de petits propriétaires, acant de tomber entièrement en 1608 dans l'escarcelle des Croÿ qui en dessinèrent la forme actuelle dans les moindres détails. Sa singularité tient en ses huit allées en étoile qui convergent vers le château.
Dans sa rotonde, le regard se perd aussi dans huit directions correspondant à autant de baies vitrées, comme l'avait voulu Emmanuel de Croÿ.

C'est lui qui fit aménager un rendez-vous de chasse du XVIe siècle en gentilhommière. En revanche, c'est son fils Anne-Emmanuel qui voulut lui donner l'aspect et proportions qu'il a conservés. Le château fut terminé juste à temps pour être séquestré à la Révolution comme bien d'émigré. Aujourd'hui propriété privée, il n'entre pas dans le cadre des visites de Condé mais il vaut plus que le détour.

Condé, ville frontalière, a vécu. Ne demeure que la ville d'histoire et de nature, où le visiteur se plaît à revenir.